Charte éthique

 

L’Association ACTIIF propose une formation à la pratique de l'Hypnose clinique dans le cadre de votre compétence professionnelle. Il est demandé aux stagiaires de signer une charte éthique. 

 

1.  L'intérêt et le bien-être physique et mental du patient doivent toujours constituer l'objet prioritaire. 

 

2. L’Hypnose clinique est considérée comme un complément à d'autres formes de pratiques scientifiques ou cliniques. Il en résulte que la connaissance des techniques d'hypnose ne saurait constituer une base suffisante pour l'activité thérapeutique ou de recherche. Le professionnel doit donc avoir les diplômes requis lui permettant d'exercer dans le champ où s'exerce son activité avec l’outil hypnotique. 

 

3. Le professionnel limitera strictement l’usage clinique et scientifique de l’hypnose aux domaines de compétences que lui reconnaît le cadre règlementaire de sa profession. 

 

4. L'hypnose ne sera pas utilisée comme une forme de distraction. Tout particulièrement, toute participation à des spectacles publics, ludiques sera proscrite.

 

 

5. Le professionnel ne facilitera ni ne soutiendra la pratique de l’hypnose par des personnes non qualifiées. 

 

Soirée HYPNOSE ET SOINS du 20 Mars 2018 - Dr F. DUCROCQ - Dr F. MACHAT
Soirée HYPNOSE ET SOINS du 20 Mars 2018 - Dr F. DUCROCQ - Dr F. MACHAT

Articles

Novembre 2017



Octobre 2017


Santé

Dans une clinique de Brive, le personnel médical est formé à la pratique de l'hypnose

À la clinique des Cèdres, à Brive, une quinzaine de membres du personnel de santé se forment à la pratique de l’hypnose médicale.
        «Lors de notre première rencontre, mon rôle est de démystifier la chose. Je dis bien à mes patients qu'ils ne se retrouveront pas à faire la poule au milieu du bloc opératoire ». Loin de l'hypnose de spectacle et des prestations de Messmer, l'anesthésiste Fabienne Ducrocq s'est formée, il y a plusieurs années, à l'accompagnement des patients en hypnose. 

L'hypnose dite "de foire" n'a rien à voir avec celle que l'on pratique

 

Déjà initiée en 2002 avec la précurseur de la démarche Marie-Elisabeth Faymonville, en Belgique, elle a tenu à asseoir ses acquis avec une double formation : « une première sur l'hypnose et la thérapie brève, puis un diplôme universitaire d'hypnose médicale à Bordeaux ». Car l'association entre cette entité, et la médecine fait encore des méfiants. « Tous les jours, on se heurte aux idées préconçues, conçoit Fabienne Ducrocq. L'hypnose dite "de foire" n'a rien à voir avec celle que l'on pratique. Notre rôle, c'est d'accompagner quelqu'un, d'instaurer une relation de confiance ». Et à ceux, alors, qui par scepticisme lui confient ne pas y croire : « Ce n'est pas une religion, à laquelle on croit ou non, répond la spécialiste. Il y a des études, des preuves scientifiques qui viennent notamment confirmer la diminution de la perception de la douleur ».

Si l'essentiel de ses consultations donne lieu à des anesthésies classiques, la part de celles faites par hypnose "est infime. Par mois, cela représente peut-être deux ou trois interventions. Mais quand je suis arrivée à la clinique il y a trois ans, je n'en faisais aucune!"

 

« On apprend à parler avec de la chaleur »

Bordelaise de naissance, la praticienne avoue trouver là « une bulle dans (son) activité ». Un quasi sas de décompression qui lui permet de « tisser de vraies relations. La démarche est souvent une demande du patient. De plus en plus de personnes ont peur de cette perte de contrôle que peut impliquer l'anesthésie générale. Avec l'hypnose, on travaille le lâcher-prise, la gestion de l'anxiété. Toutes les opérations ne peuvent pas être appréhendées avec cette démarche, certaines étant trop lourdes, mais l'hypnose nous permet d'être aux côtés du patient au début, pendant, et après ».

Développée principalement sur les fibroscopies, coloscopies, cataractes ou encore arthroscopie, l'hypnose médicale est aussi utilisée pour la pratique de certains examens anxiogènes. Depuis deux ans, au service radiologie de la clinique, le Dr Péan fait usage de la pratique « pour permettre la prise en charge de patients claustrophobes ou angoissés. On peut d'ailleurs se sentir tout à fait "normal", et être prise d'une bouffée d'angoisse lors d'un IRM. Cela nous permet d'entrouvrir des portes, de prendre le temps, et surtout de réussir à réaliser des examens ». Il peut désormais compter sur sa manipulatrice radio, formée à la pratique.

Principalement par la voix et le discours, elle est alors chargée de trouver les bons mots. D'ajouter un peu d'humour parfois, le tout avec une finalité commune à tous les domaines : réussir à procéder à l'examen dans les meilleures conditions.

Soucieuse de voir cette technique se développer et se renforcer au sein des services, Fabienne Ducrocq intervient, en plus de sa casquette d'anesthésiste, en tant que formateur auprès de l'association Actiif (*). « Une gastro-entérologue et une psychologue de la clinique sont en train de terminer leur formation », éclaire la professionnelle. À elles, s'ajoutent seize autres personnels de la clinique dont des infirmiers de blocs opératoires et de salles de réveil, pour assurer une continuité postopératoire. Ils vont suivre une formation de cinq jours en accéléré. « Ce qu'il faut garder en tête, c'est que l'hypnose commence bien avant l'opération ; on apprend à parler avec de la chaleur, des mots positifs ».

(*) Actiif hypnose est une association corrézienne dont l'objectif est de promouvoir l'hypnose clinique et les thérapies brèves auprès des professionnels de santé.

Caroline Girard

 


Chantal Wood a répondu à l’invitation du Centre hospitalier arédien pour parler d’hypnose

Chantal Wood, pédiatre de formation, médecin au centre de la douleur chronique au CH Dupuytren, et consultante au Centre hospitalier de Saint-Yrieix, animait mardi soir, une conférence sur la prise en charge de la douleur grâce à l’apport de l’hypnose. Devant un public averti et fourni, cette ancienne chef de clinique au Centre de la douleur de l'hôpital Robert-Debré en Ile de France, cette nouvelle haut-viennoise avait répondu à l'invitation de Fabienne Guichard, la directrice du Centre Hospitalien arédien. Lequel hôpital s'intéresse depuis de nombreuses années aux approches « différentes » en matière de gestion de la douleur. Chantal Wood a été formée par un ponte de la question, le docteur Jean Bruxelle et par Didier Michaux, créateur de l'Institut français d'hypnose. Pour autant, elle ne pratique pas la langue de bois. Son vocabulaire, direct, souvent imagé, voire fleuri, traduit la passion du médecin pour cette approche qu'elle pratique depuis plus de deux décennies. « Comment faire pour être moins prisonnier de la douleur ? Comment moins la percevoir et moins l'écouter ? ». C'est à ces questions que répond, entre autres, la prise en charge par l'hypnose. Mais au juste, qu'elle est cette hypnose qui nous fascine ? Du « bluff » ou un véritable outil thérapeutique ? « Sûrement pas l'hypnose de théâtre » affirme le docteur Wood. « Il s'agit d'un accompagnement reposant sur une confiance réciproque. Un accompagnement permissif dans la mesure où il s'agit de montrer au patient ses propres ressources ».
Mais comment l'utiliser dans l'exercice médical ? Chantal Wood répond : « L'hypnose est une focalisation, une attention concentrée, qui permet une suspension d'orientation, de lieu et de temps. Elle autorise une sensation de relaxation mentale en créant une modification des perceptions chez l'individu ».Pour ces raisons, l'hypnose peut être utilisée en réponse à la douleur aigüe ou à la douleur chronique. Mais savez-vous que la douleur n'est pas qu'une sensation ? Elle est aussi une émotion, non isolée…, liée au contexte et porteuse d'une signification associée. « Par l'hypnose, dit Chantal Wood, je cherche à ce que le patient soit en situation d'écoute, de l'alpha au bêta. On va donc chercher à inhiber l'inhibition à la douleur ». Vous suivez ? En fait, et paradoxalement, plus on a peur d'avoir mal et plus on aura mal. Nos attentes modifient en effet le vécu de la douleur. Il va donc falloir accomplir un travail sur notre mémoire, laquelle présente deux composantes : l'une implicite (inconsciente) et l'autre, explicite (consciente), lesquelles interviennent sur la douleur enregistrée. Et c'est par le contexte émotionnel que l'on va accéder à la mémoire.
Les pilotes de la Patrouille de France sont en hypnose

Alors, comment cela va-t-il se passer dans le cadre du soin ? Le docteur Wood explique encore : « Tout d'abord, par une situation conversationnelle. Toujours. On aide le patient à se projeter dans le futur du geste. On s'appuie avec lui, sur un apprentissage ancien afin de l'aider à prendre le temps de se rééduquer. On ne lui laisse d'ailleurs pas le choix. Puis, par sa participation active au processus, le patient va mettre en place un amplificateur. Celui-ci, grâce à une attention et une distraction fortes, va lui permettre, en quelque sorte, de modifier son cerveau. On amène de ce fait, un changement. Le soignant, devenu éducateur, « motivateur » va aider le patient actif à développer ses propres ressources. Pour démystifier ce qui fait mal… »

L'hypnose participe ainsi à ce mouvement d'auto appropriation par un processus de renforcement. « C'est aussi admettre les 3 P de la prise en charge : le physique, le pharmacologique et le psychologique » assure notre médecin. L'être bio-psycho-social, en fait.

« Vous savez ! » interpelle Chantal Wood. « Les pilotes de la Patrouille de France, quand ils volent, sont en situation d'hypnose ». Tanguy et Laverdure le savaient-ils ? Pas sûr…

Et pour étayer son propos quant aux limites de la seule médication, Chantal Wood utilise la métaphore de la serpillière. En effet, « lorsqu'on aperçoit de l'eau couler sous la porte, l'on peut être tenté de s'en réduire à y placer une serpillière. Cela ne serait sûrement pas suffisant ! »

En bref, le dessein pour chacun d'entre nous, serait de pratiquer l'auto hypnose, à savoir être capable d'activer soi-même les mécanismes de sa propre prise en charge. « Oui ! Faites-vous du bien » a même conclu Chantal Wood. 

Thierry Tible



 

 

La revue `Hypnose & Thérapies Brèves`, trimestriel  en vente en kiosque ou via Editions METAWALK, 45 avenue Franklin Roosevelt, 77210 AVON,  01 60 96 47 78, metawalk@wanadoo.fr 

 

 

Les Editions SATAS proposent des livres grand public, d'autres sont destinés à la fois au grand public et aux professionnels sur l'hypnose, les thérapies brèves.

Milton H. Erickson

 

L'approche de l'hypnose utilise l'expérience du Docteur Milton Erickson.

Son œuvre reste un excellent outil (Editions Satas Bibliographie Erickson)

Articles

Articles de presse.

 

Les présentations des membres d'ACTIIF-Hypnose aux différents congrès de la CFHTB, révèlent de nombreuses possibilités d'utilisation et de pratique et de l'hypnose (stress, tabacologie, maternité, dentisterie, pédiatrie, neuro-psychologie, soins infirmiers, rhumatologie, anesthésie, douleur).