Hypnothérapie définition : comprendre cette méthode de soin par l’esprit

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Hypnothérapie définition : comprendre cette méthode de soin par l’esprit

Longtemps cantonnée à l’imaginaire du spectacle, l’hypnothérapie s’est installée dans le paysage de l’accompagnement moderne comme une méthode de soin centrée sur l’esprit, la perception et le changement. Il ne s’agit pas de « dormir » ni de perdre le contrôle, mais de mobiliser un état modifié de conscience où l’attention se resserre, où le corps se détend, et où les automatismes mentaux deviennent plus accessibles. Dans la vie quotidienne, chacun connaît déjà des formes proches : être absorbé par un film, conduire « en pilote automatique », se laisser porter par une musique. En cabinet, cet état est utilisé avec intention, au service d’objectifs concrets : apaiser le stress, travailler une peur, soutenir un sevrage, aider à mieux vivre une douleur, ou retrouver de la confiance après une période difficile.

Ce qui rend l’approche intéressante, c’est sa dimension pragmatique. Plutôt que de se limiter à comprendre, l’hypnothérapie cherche à expérimenter autrement : respirer différemment, imaginer un scénario plus aidant, contourner une résistance intérieure, installer une nouvelle réponse face à un déclencheur. Dans un monde où les sollicitations saturent l’attention, la relaxation guidée et la suggestion thérapeutique offrent un espace rare : celui où l’on apprend à influencer ses propres réactions, avec l’aide d’un professionnel formé. Et si l’outil intrigue, c’est souvent parce qu’il touche à une question simple : comment l’esprit peut-il devenir un allié plutôt qu’un adversaire ?

  • Hypnothérapie : utilisation de l’hypnose dans un cadre d’accompagnement, avec objectifs et suivi.
  • État modifié de conscience : attention focalisée, perception différente, réceptivité accrue à la suggestion.
  • Applications fréquentes : stress, anxiété, douleur, troubles fonctionnels, phobies, habitudes (tabac, grignotage).
  • La personne reste actrice : pas de perte de volonté, travail basé sur la collaboration.
  • Approche complémentaire : ne remplace pas un avis médical ni un traitement prescrit.

Hypnothérapie définition : ce que recouvre réellement cette méthode de soin par l’esprit

Définir l’hypnothérapie, c’est d’abord distinguer l’hypnose de l’usage thérapeutique qui en est fait. L’hypnose désigne un état modifié de conscience : la personne reste présente, entend, comprend, et peut parler si besoin, tout en étant plus absorbée par une expérience intérieure. L’hypnothérapie, elle, est une thérapie mentale au sens large : un cadre, une intention, une stratégie. Le professionnel n’« endort » pas ; il guide une focalisation, puis utilise la suggestion (directe ou indirecte), des métaphores, des visualisations et parfois des exercices d’auto-hypnose à pratiquer entre les séances.

Concrètement, l’hypnothérapie se situe souvent au carrefour de la psychothérapie brève et de l’éducation émotionnelle. L’objectif n’est pas de réécrire l’histoire à tout prix, mais d’ouvrir une marge de manœuvre : changer la manière dont le corps réagit, dont l’attention se fixe, dont les pensées tournent en boucle. Imaginons une personne qui, chaque soir, anticipe le pire : le cerveau déclenche une alerte, le cœur accélère, les muscles se tendent. Une séance peut apprendre à reconnaître le signal, à créer une sensation de sécurité, puis à installer une réponse alternative (respiration, image refuge, mot-clé, geste). Le bénéfice recherché : réduire l’emballement et retrouver une forme de choix.

L’hypnothérapie repose sur une idée simple : l’esprit fonctionne beaucoup par automatismes. Certaines réactions sont utiles (se protéger d’un danger), d’autres deviennent envahissantes (peur disproportionnée, compulsions, somatisations). Le travail hypnotique s’adresse à ces automatismes en mobilisant des ressources internes : souvenirs de réussite, sensations de calme, capacités d’imagination, créativité. Ce n’est ni magique ni instantané. En revanche, c’est souvent étonnamment concret, parce que l’expérience se vit dans le corps : température des mains, rythme respiratoire, relâchement des épaules, images mentales plus souples.

Pour sortir des caricatures, il est utile de rappeler ce que l’hypnothérapie n’est pas. Ce n’est pas une prise de pouvoir sur l’autre, ni une « vérité » extraite de force. Dans la majorité des pratiques sérieuses, la personne garde une part d’observation, peut refuser une proposition, et ne fait pas « contre sa volonté ». Les séances sont d’autant plus efficaces qu’elles se construisent avec l’accord et l’engagement du patient. La meilleure question n’est donc pas « est-ce que l’hypnose marche sur tout le monde ? », mais plutôt : « est-ce que l’objectif est clair, et l’alliance de travail solide ? »

Un autre point important tient au vocabulaire. On parle parfois d’« inconscient » comme d’un coffre fermé ; en pratique, il s’agit surtout d’un ensemble de processus automatiques : habitudes, associations d’idées, mémoire émotionnelle, interprétations rapides. L’hypnothérapie vise à influencer ces processus par des chemins qui contournent le débat intérieur (« oui mais… »). C’est là que la suggestion prend tout son sens : une phrase simple, une image bien choisie, une métaphore de déplacement, peuvent aider à « déverrouiller » une réaction figée.

Enfin, cette méthode de soin par l’esprit gagne à être comprise comme une approche complémentaire. Lorsqu’il existe des symptômes importants, des douleurs persistantes, ou une souffrance psychique marquée, l’avis d’un professionnel de santé reste indispensable. L’hypnothérapie peut contribuer à mieux vivre, à mieux gérer, à mieux s’adapter, et parfois à soutenir un changement durable, mais sans promesse de résultat garanti. Une définition utile, au fond, pourrait être celle-ci : une pratique structurée qui utilise l’hypnose pour rendre le changement plus accessible, dans la tête comme dans le corps. Cette clarté ouvre naturellement sur la question suivante : comment cet état se crée-t-il et que se passe-t-il, précisément, dans une séance ?

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État modifié de conscience, relaxation et suggestion : les mécanismes clés de l’hypnose thérapeutique

Le cœur de l’hypnothérapie, c’est l’état modifié de conscience. Dit comme cela, cela peut sembler mystérieux, alors qu’il s’agit surtout d’un mode d’attention particulier. L’attention se resserre sur un point (la voix, la respiration, une sensation), tandis que le bruit mental habituel se met en arrière-plan. Beaucoup décrivent une impression de « bulle », de temps différent, ou de distance par rapport aux préoccupations. Cette bascule ne nécessite pas une transe profonde : en cabinet, une transe légère ou moyenne suffit souvent pour travailler efficacement.

La relaxation joue un rôle fréquent, mais elle n’est pas l’objectif unique. Se détendre facilite l’accès à des images et à des associations plus fluides, et diminue les résistances. Cependant, une séance peut aussi être dynamique : certaines approches mobilisent le mouvement, le dialogue, ou une exploration plus active des sensations. L’idée n’est pas d’obtenir un « vide », mais de créer une disponibilité mentale. Imaginons Léa, cadre en reconversion, qui rumine sans cesse. Lorsqu’elle se détend, son cerveau cesse de scanner les menaces et devient plus apte à envisager des options. C’est précisément ce que l’on cherche : remettre du possible là où tout semblait bloqué.

La suggestion, ensuite, n’est pas une injonction. Dans une hypnose thérapeutique moderne, elle ressemble plutôt à une proposition d’expérience : « et si le souffle pouvait devenir un bouton de volume ? », « et si la peur pouvait diminuer comme une vague qui s’éloigne ? ». Le cerveau traite ces images d’une manière étonnamment concrète. C’est pourquoi les métaphores comptent : elles parlent au système émotionnel sans passer par une argumentation rationnelle. En pratique, la suggestion est ajustée au vocabulaire de la personne, à sa culture, à ses préférences. Une personne très visuelle aimera imaginer un paysage ; une autre, plus kinesthésique, s’appuiera sur la sensation d’appui des pieds au sol.

Deux grandes familles d’hypnose sont souvent évoquées. L’hypnose « classique » s’appuie davantage sur des formulations directes et standardisées. L’hypnose ericksonienne, très répandue en psychothérapie et en contexte de soin, privilégie un langage plus indirect, des histoires, des recadrages, et une participation active. Dans cette logique, l’auto-hypnose n’est pas un gadget : elle prolonge le travail en dehors du cabinet, et renforce l’autonomie. Par exemple, un rituel de trois minutes avant une réunion (respiration + mot-clé + image ressource) peut modifier progressivement la réponse au stress.

Pour clarifier, voici une comparaison simple des composantes souvent présentes dans une séance. L’objectif n’est pas de « cocher des cases », mais de comprendre comment les leviers s’articulent.

Levier

À quoi ça sert

Exemple concret

Ce que cela n’implique pas

Relaxation

Réduire l’hypervigilance, faciliter l’accès aux ressources

Détente progressive des épaules et du visage avant un travail sur l’anxiété

Un sommeil, une perte de contrôle

Attention focalisée

Stabiliser l’esprit, diminuer la dispersion

Fixer un point, suivre la respiration ou la voix

Une incapacité à entendre ou à parler

Suggestion

Installer une nouvelle réponse émotionnelle ou comportementale

Associer un geste discret à une sensation de calme

Une manipulation contre la volonté

Auto-hypnose

Consolider les acquis entre les séances

Audio guidé le soir pour préparer le sommeil

Un remplacement du suivi médical

Des précautions existent. L’hypnose est généralement considérée comme sûre lorsqu’elle est pratiquée par un professionnel formé, mais elle est déconseillée ou encadrée dans certaines situations (par exemple, troubles psychotiques sévères), car elle peut majorer la confusion ou l’instabilité. Autre vigilance : les dérives existent dans les pratiques non encadrées. Un repère utile consiste à vérifier la formation, l’éthique, la clarté du cadre, et la capacité du praticien à orienter vers un médecin ou un psychologue lorsque c’est nécessaire.

Une fois les mécanismes compris, une curiosité revient souvent : « d’accord, mais qu’est-ce que l’hypnothérapie peut aider à améliorer, concrètement, au quotidien ? » C’est là que les champs d’application prennent tout leur relief.

Hypnothérapie : applications concrètes en thérapie mentale (stress, douleur, addictions, émotions)

L’hypnothérapie est surtout recherchée pour des problématiques où l’esprit et le corps se répondent en boucle. Le stress, par exemple, n’est pas qu’une affaire de pensées : il se traduit par des tensions, un sommeil agité, une digestion capricieuse, une irritabilité. En séance, l’objectif peut être de réduire l’activation physiologique, mais aussi de transformer la manière d’anticiper. Imaginons Karim, artisan, qui se réveille à 4 h du matin avec une liste de tâches. Une séance peut travailler la « bascule » vers le repos : repérer le moment où l’esprit s’emballe, puis installer un scénario de ralentissement (respiration, images, phrases-clés). Peu à peu, la nuit redevient un espace récupérateur.

Sur l’anxiété, l’approche est souvent progressive. La personne apprend à distinguer l’alerte utile de l’alarme inutile. Dans un état modifié de conscience, il devient possible de revisiter une situation redoutée sans être submergé, comme si l’on regardait un film avec une télécommande : mettre sur pause, baisser le son, changer l’angle. Cette « maîtrise de la distance » peut aider à reprendre la main. Est-ce que cela remplace un suivi psychologique ? Non, mais cela peut s’intégrer à une psychothérapie, ou soutenir une démarche déjà engagée.

La douleur est un autre champ important, notamment en complément du parcours médical. L’hypnose est utilisée dans certains contextes hospitaliers pour diminuer l’inconfort, l’appréhension, et parfois la perception douloureuse. Le principe n’est pas de nier la douleur, mais de modifier la manière dont le cerveau la traite. Une personne peut apprendre à transformer une sensation brûlante en sensation tiède, à déplacer l’attention vers une zone neutre, ou à imaginer un « filtre » qui adoucit le signal. Pour des douleurs chroniques, l’enjeu est aussi de réduire la fatigue liée à la lutte permanente et de restaurer des activités adaptées, sans promettre de guérison.

Concernant les addictions et habitudes (tabac, alcool, grignotage, écrans), les résultats sont variables, car la motivation et l’environnement jouent un rôle majeur. L’hypnothérapie peut aider à identifier les déclencheurs : stress après le travail, solitude, ritualisation sociale. Ensuite, elle peut soutenir une reprogrammation : associer la détente à autre chose que la cigarette, renforcer la capacité à différer l’impulsion, travailler l’image de soi en tant que personne « qui choisit ». Une séance efficace s’inscrit souvent dans une stratégie globale : accompagnement médical si besoin, soutien comportemental, hygiène de vie, et exercices d’auto-hypnose en renfort.

Les phobies et réactions émotionnelles intenses font aussi partie des demandes fréquentes. Le travail hypnotique peut s’appuyer sur une exposition imaginaire graduée : d’abord évoquer la situation à distance, puis se rapprocher, toujours avec des outils de sécurité (ancrage corporel, respiration). Dans certains cas, un événement passé a marqué la mémoire émotionnelle. L’hypnothérapie peut alors contribuer à atténuer la charge affective associée au souvenir, dans un cadre prudent et contenant, sans « forcer » la reviviscence. Ce point est crucial : lorsque la souffrance est importante, l’accompagnement par un psychologue ou un psychiatre peut être plus adapté, et l’hypnose devient un outil intégré plutôt qu’une solution isolée.

Les troubles fonctionnels (comme certaines manifestations digestives liées au stress, migraines, tensions musculaires) illustrent bien l’intérêt d’une méthode de soin par l’esprit : quand les examens médicaux rassurent sur l’absence d’urgence, il reste à apprendre à calmer le système nerveux. Ici, l’hypnothérapie peut contribuer à un meilleur confort, en complément du suivi médical. Une personne peut, par exemple, visualiser un « rythme » régulier dans le ventre, ou installer une respiration qui apaise les spasmes. Ce sont des images, oui, mais le corps y répond parfois avec une cohérence surprenante.

Au fond, l’hypnothérapie s’applique à chaque fois qu’un mécanisme automatique prend trop de place. Le fil conducteur est le même : passer d’une réaction subie à une réponse choisie. Reste à comprendre comment cela s’organise en séance, et comment évaluer un cadre de travail sérieux, notamment quand l’offre est abondante. C’est l’étape suivante, plus pratique, plus « terrain ».

Déroulement d’une séance d’hypnothérapie : étapes, objectifs et rôle actif du patient

Une séance d’hypnothérapie est rarement une expérience uniforme ; elle s’adapte à la demande, à la personnalité, et à l’objectif. Pourtant, un fil commun se retrouve dans la plupart des pratiques professionnelles : un temps d’échange, une mise en condition, un travail guidé, puis un retour avec débriefing. Cette structure rassure, car elle donne un cadre. Elle évite aussi l’écueil du « on verra bien », qui nourrit parfois l’appréhension des personnes anxieuses.

Le premier temps est un entretien préliminaire. Il sert à clarifier la demande et à vérifier que l’hypnothérapie est pertinente. Qu’attend la personne, exactement ? Réduire les attaques de panique, dormir plus vite, arrêter le tabac, mieux vivre une douleur ? Un objectif utile est formulé de manière observable : « pouvoir prendre le métro sans faire demi-tour », « diminuer le grignotage du soir », « retrouver un endormissement plus stable ». Ce cadrage est déjà thérapeutique : il transforme une souffrance diffuse en trajectoire de changement. C’est aussi le moment de repérer les signaux nécessitant un avis médical, et de rappeler que la méthode ne remplace pas un suivi de santé.

Vient ensuite l’induction : l’entrée progressive dans l’état modifié de conscience. Le professionnel utilise souvent une relaxation guidée, la respiration, ou une focalisation sensorielle. Certaines personnes préfèrent garder les yeux ouverts, fixer un point, ou s’appuyer sur un son. L’important n’est pas la technique, mais l’ajustement : une personne très contrôlante aura besoin d’un langage qui respecte son rythme ; une personne imaginative entrera plus vite par la visualisation. Dans l’exemple de Léa, évoquée plus haut, l’induction peut passer par une métaphore de « tri » : laisser les pensées s’aligner comme des dossiers que l’on pose sur une étagère, temporairement.

La phase de travail est le cœur de la séance. Elle peut inclure des suggestions de sécurité (« le corps sait se relâcher »), des métaphores de transformation (« une peur qui change de forme »), ou des exercices pour modifier une réponse automatique. Pour une addiction, le travail peut porter sur les déclencheurs : associer la sensation de tension à une réponse alternative (boire un verre d’eau, respirer 30 secondes, marcher). Pour une phobie, l’exposition imaginaire graduée peut être conduite en douceur. Pour le sommeil, l’objectif est souvent de rompre l’association lit = rumination, et de réinstaller lit = récupération. Dans tous les cas, la suggestion est plus efficace lorsqu’elle s’appuie sur des expériences vécues : un moment où la personne s’est déjà sentie capable, un endroit où elle se sent bien, une compétence oubliée.

Le réveil, enfin, est progressif. Il ne ressemble pas à une « sortie brutale », mais à un retour d’attention vers l’extérieur : sensations de la pièce, mouvements des mains, ouverture des yeux. Le débriefing permet de mettre des mots sur les ressentis, de consolider ce qui a été utile, et de proposer une tâche simple entre les séances. C’est souvent là que l’auto-hypnose prend place : une pratique courte, répétable, réaliste. Par exemple : trois respirations en cohérence, une image de lieu ressource, et une phrase de permission (« maintenant, le corps peut récupérer »). La régularité vaut mieux que l’intensité.

Une question revient régulièrement : combien de séances ? Il n’existe pas de règle universelle. Certaines demandes se prêtent à un format bref, d’autres exigent plus de temps, surtout lorsque plusieurs problématiques se superposent (stress + sommeil + alimentation émotionnelle). À titre indicatif, de nombreux praticiens proposent des séances de 30 à 60 minutes. Côté tarifs, on observe souvent une fourchette autour de 45 à 85 euros selon la région et le statut du praticien ; si la consultation est réalisée par un médecin, une part peut être prise en charge comme une consultation classique, selon les règles habituelles et la mutuelle.

Ce déroulé met en lumière un point clé : la personne n’est pas passive. Plus elle comprend ce qui se passe, plus elle participe, plus le travail est solide. Et c’est précisément pour cela que le choix du praticien, du cadre et des indications compte autant que la technique. La suite logique consiste donc à savoir comment sélectionner un accompagnement fiable, et comment intégrer cette méthode de soin par l’esprit dans une démarche globale, sans naïveté ni méfiance excessive.

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Choisir un hypnothérapeute et intégrer l’hypnothérapie dans un parcours de santé : repères, limites, éthique

Choisir un professionnel d’hypnothérapie demande un minimum de repères, car la pratique n’est pas uniformément réglementée et les parcours de formation sont très variés. Le premier critère est la clarté du cadre : objectifs discutés, durée approximative, tarifs annoncés, confidentialité, et possibilité d’orientation vers un autre professionnel si la situation dépasse le champ. Une approche sérieuse ne promet pas de miracle, ne dramatise pas, et n’isole pas la personne de son suivi médical. Au contraire, elle s’inscrit dans une logique de complémentarité.

Un autre repère important concerne la formation initiale. Dans le champ du soin, l’hypnose est souvent utilisée comme outil par des médecins, des psychologues, des infirmiers, des sages-femmes ou d’autres professionnels de santé ayant suivi des formations spécifiques (y compris des diplômes universitaires d’hypnose médicale). Cela ne signifie pas qu’un praticien non médical est systématiquement incompétent, mais cela invite à vérifier les compétences, l’expérience et la déontologie. Une question simple à poser : « Quel est le cadre de formation ? Quelles sont les limites de l’accompagnement ? » Un professionnel à l’aise répond sans détour.

Les contre-indications et précautions méritent d’être dites sans alarmisme. L’hypnose est généralement considérée comme sûre lorsqu’elle est bien conduite, et l’idée de rester « bloqué » en transe relève surtout du mythe. En revanche, certaines situations demandent une vigilance accrue, notamment les troubles psychotiques sévères (schizophrénie, paranoïa, troubles bipolaires non stabilisés), où un travail hypnotique peut majorer la désorganisation. Dans ces cas, la prise en charge doit être spécialisée. De même, en cas de traumatisme complexe, l’hypnothérapie peut être utile, mais elle doit être articulée à une psychothérapie structurée, avec un professionnel expérimenté en trauma.

Intégrer l’hypnothérapie dans un parcours de santé, c’est aussi comprendre son rôle : travailler sur la perception, les émotions, l’attention, les automatismes. Pour une douleur chronique, cela peut s’ajouter à la kinésithérapie, à l’activité physique adaptée, au suivi médical. Pour l’anxiété, cela peut compléter une thérapie mentale de type TCC, une prise en charge médicale si nécessaire, et des ajustements d’hygiène de vie. En pratique, c’est souvent le trio qui fonctionne : un suivi cohérent, des exercices simples (dont l’auto-hypnose), et des changements réalistes dans le quotidien.

Pour illustrer, prenons une situation fréquente : l’arrêt du tabac. Une personne motivée consulte, mais son environnement reste très fumeur, et le stress au travail est intense. Une séance peut renforcer la motivation, travailler la représentation du tabac, et installer une réponse alternative aux pauses. Mais sans stratégie environnementale (éviter certains déclencheurs au début, remplacer les rituels, soutien social), l’effet risque d’être fragile. L’hypnothérapie, ici, agit comme un accélérateur de décision et un soutien de régulation émotionnelle, pas comme une baguette magique. Même logique pour la perte de poids : les études suggèrent des effets intéressants sur la motivation et les comportements, surtout si l’hypnose est combinée à un accompagnement nutritionnel et psychologique ; en revanche, les résultats à long terme varient, et nécessitent un travail sur les habitudes, le sommeil, et le rapport au stress.

Enfin, l’éthique est un sujet central. Un professionnel fiable encourage l’autonomie, évite les discours de dépendance (« sans moi, vous n’y arriverez pas »), et ne pousse pas à multiplier les séances sans objectif. Il invite aussi à consulter un médecin en cas de symptômes nouveaux, persistants, ou inquiétants. C’est un point de sécurité, mais aussi une preuve de sérieux : une méthode de soin par l’esprit gagne en crédibilité lorsqu’elle respecte le soin du corps.

Avec ces repères, l’hypnothérapie se comprend mieux comme une compétence à développer : apprendre à calmer son système nerveux, à orienter son attention, à transformer une réaction automatique. À ce stade, il reste souvent des questions très concrètes : « est-ce que tout le monde peut entrer en hypnose ? », « combien de temps avant de ressentir un mieux ? », « l’auto-hypnose suffit-elle ? ». Les réponses ci-dessous permettent de clarifier les points les plus courants.

Quelle est la différence entre hypnose et hypnothérapie ?

L’hypnose désigne un état modifié de conscience (attention focalisée, réceptivité accrue). L’hypnothérapie correspond à l’utilisation de cet état dans un cadre de soin : objectifs, stratégie, suivi, et parfois exercices d’auto-hypnose entre les séances.

Peut-on perdre le contrôle sous hypnose ?

En hypnothérapie, la personne reste généralement consciente de ce qui se passe, peut parler et peut refuser une suggestion. L’approche repose sur la collaboration, pas sur la domination. Les idées de manipulation totale viennent surtout de l’hypnose de spectacle, très différente du cadre thérapeutique.

Pour quels problèmes l’hypnothérapie peut-elle aider le plus souvent ?

Elle est souvent utilisée pour la gestion du stress et de l’anxiété, certains troubles du sommeil, la douleur (en complément d’un suivi médical), des habitudes comme le tabac ou le grignotage, et des réactions émotionnelles (phobies, trac). Les effets varient selon la motivation, le contexte et la qualité de l’accompagnement.

Combien coûte une séance et combien de temps dure-t-elle ?

Une séance dure fréquemment de 30 à 60 minutes. Les tarifs observés se situent souvent entre 45 et 85 euros selon la localisation et le praticien. Si la séance est réalisée par un médecin, une prise en charge partielle peut s’appliquer comme pour une consultation classique, avec complément possible de la mutuelle.

L’auto-hypnose peut-elle remplacer les séances ?

L’auto-hypnose peut renforcer l’autonomie et consolider les bénéfices, surtout pour la relaxation, la régulation émotionnelle et le sommeil. Elle ne remplace pas toujours un accompagnement en cabinet, notamment en cas de souffrance importante, de trauma complexe ou de symptômes nécessitant un avis médical.

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